Loin d’être aussi célèbre que le palais du Gu-Gong qui renferme de nombreux trésors historiques, le discret musée de l’astronomie au nord du quartier de Shilin est assez surprenant à l’intérieur.
On attaque directement par l’attraction du 4e étage, le train fantôme interstellaire. On prend place à deux dans une navette et c’est parti pour explorer le système solaire. On passe en revue le Soleil, puis Mercure, Vénus, la Terre, Mars… jusqu’ici les robots assistants-narrateurs nous donnent les caractéristiques de chaque astre, c’est plutôt pédagogique, clairement destiné aux enfants. Mais dès qu’on passe la ceinture d’astéroïdes, bienvenue dans Star Wars. On se prend un météore, on atterrit sur une lune de Jupiter où on croise des aliens, en repartant on manque de terminer dans un trou noir… je me dis qu’on est plutôt dans un musée de la science-fiction et je crains le pire pour la suite.

Sans transition, on descend au 3e étage. Premiers panneaux explicatifs : définition d’un neutrino et des points de Lagrange. Le ton est donné, il faut avoir fait des études de physique pour tout comprendre. Heureusement, il y a des explications à plusieurs niveaux et beaucoup de maquettes et démonstrateurs (pour les télescopes en particulier). D’ailleurs le seul objet historique qu’on a vu était une sphère armillaire d’une lointaine dynastie chinoise.


Il y a beaucoup d’enfants qui jouent avec les animations (plutôt que réviser leur futur master 2 de physique théorique, curieusement) : les robots lunaires télé-commandables, les lunettes astronomiques, le simulateur de tornades, etc. Mais on en remarque surtout quelques-uns de huit à dix ans en veste jaune qui dirigent s’occupent des animations ou contrôlent le passage des tourniquets : les petits Taïwanais ont des heures de service civique en plus de l’école, même le samedi après-midi…

On termine la visite par un film dans la géode. Bonus à la fin, le projectionniste nous montre le ciel étoilé en hiver à Taïwan et nous explique comment trouver les constellations (qui portent les mêmes noms qu’en Europe). Il pousse ensuite le réalisme à ouvrir les portes de la salle, ce qui rend les étoiles moins visibles, comme la nuit en ville.
Est-ce qu’il y a un canard un coq et un mouton pour ce premier vol en Montgolfière ?
On n’en a pas vu, mais coïncidence bizarre : il y a quelques années, au bout de la rue il y avait un café appelé « Le bleuballon » (ils aiment bien donner des noms vaguement francophones…), et c’est désormais un resto spécialisé dans le mouton.