Tainan

Bienvenue à Tainan, le Marseille taïwanais ! Nous avons passé trois jours dans la grande ville du Sud (par opposition à Tai-pei, la grande ville du Nord), située sur la côte ouest, juste en-dessous du tropique du Cancer.
La ville est surtout réputée pour avoir la meilleure cuisine de tout le pays, et des plats en général un peu plus sucrés qu’à Taipei. En tant qu’ancienne capitale, elle compte aussi de nombreux temples et bâtiments historiques, dont des forts hollandais et chinois.
On remarque un point commun avec certains pays européens : plus on descend au sud, plus on croise d’automobilistes au comportement irrationel. Bref, à Tainan, on trouve le bonheur dans les restaurants, et des permis de conduire dans les paquets de céréales.
Ah oui, et qui dit sud, dit encore un peu plus de chaleur… heureusement, la météo était assez venteuse (la proximité de l’océan ?) pendant notre séjour.

Les restaurants

Premier midi, repas typique à Tainan : les plats ont l’air plutôt simples mais l’assaisonnement et la cuisson sont excellents. En haut à gauche, le tofu assaisonné avec du poisson séché est effectivement assez sucré.

Ce soir, on s’arrête dans une échoppe réputée.

Un gua bao, sorte de petit burger taïwanais…

… et des boulettes frites au taro (violet), avec un coeur de patate douce (jaune).

Comme c’était léger, on a pris un second dîner. Le riz garni de dés de porc mijotés (les deux petits bols) est un classique de la région.


Le musée Chimei
C’est un immense édifice néo-classique aux faux airs européens. Et pour cause : son fondateur et principal mécène a voulu créer un véritable musée de l’art occidental, pour en donner toutes les clés de lecture aux Taïwanais, et il faut dire que c’est plutôt réussi ! Ce qui frappe l’Européen, c’est avant tout l’aspect pédagogique, bien plus développé que dans la plupart des musées du vieux continent, avec plusieurs animations plutôt destinées à la jeunesse, sur l’entretien et la conservation des oeuvres notamment. On y croise d’ailleurs de nombreux groupes scolaires.
Il y a de belles collections de peintures et de statues, mais la section la plus impressionnante est celle dédiée à la musique, qui détient certains des violons les plus fameux au monde (dont un Stradivarius, un Amati et un Guarneri), alors que ces instruments sont plus souvent prêtés à des instrumentistes qu’enfermés dans des musées… Il y a aussi un « orchestre déambulatoire »: une grande salle où les instruments de musique sont disposés comme dans un orchestre, avec un écran de télévision éteint et un haut-parleur à côté de chaque instrument. Toutes les heures, un morceau classique est joué dans la pièce, les écrans diffusent chacun une vidéo de l’instrumentiste correspondant, et l’on peut marcher dans la salle pour voir ou entendre plutôt telle ou telle partie de l’orchestre.
Le parc autour du bâtiment principal est aménagé comme un jardin à l’anglaise, avec des statues de la mythologie grecque avec tous leurs attributs caractéristiques.
En fait, ce musée est aussi un mode d’emploi pour comprendre les musées occidentaux, à visiter avant de partir faire du tourisme en Europe !

Quelque part entre Versailles et la Maison Blanche…

Un automate musical du début XXe siècle, qui pouvait jouer une partition pour trois violons et un piano.

Une sorte de gros violon à cinq cordes. Ces dernières sont en boyau d’ailleurs, comme cela se
faisait il y a quelques siècles.

Un bianzhong, instrument cérémonial chinois composé de 24 cloches.


Les anciens forts

Nanmen, l’ancienne porte sud de la ville, construite par les Chinois au XVIIe siècle.

Fort Provintia, aussi nommé Chikhan Tower, construit par les Néerlandais au 17e siècle. Reconstruit au 19e siècle après un séisme.

Au pied du fort, une grande allée avec plein de tortues, qu’on a appelé la grande allée avec plein de tortues.

Fort Zeelandia, dans le quartier d’Anping, une ancienne péninsule sablonneuse qui barrait l’entrée du port de Tainan, désormais rattachée à la ville.

Statue de Koxinga, général de la dynastie Ming qui chassa les Hollandais en 1661. Vingt ans plus tard, Tainan (et toute la côte ouest de Taïwan) sera de nouveau prise et passera sous le contrôle de la dynastie Qing.

D’impressionnants canons Armstrong dans un fort chinois de la fin du 19e siècle. Finalement, ils n’auront jamais servi au combat.

Pas un fort, mais une vieille maison envahie par les arbres. L’immobilier aussi rappelle Marseille (architecture d’époque Jian-Ke-Lau Guo-Ding)

Le temple de Confucius

L’entrée principale.

Dans la cour.

Sur le plafond du bâtiment principal figurent des ex-voto de la part de chaque président de Taïwan suite à leur victoire dans les urnes… ici celui de Tsai Ing-Wen (la cheffe d’État actuelle) après sa première élection.

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