« Taïwan est située sur le tropique et c’est tout vert vu de l’espace, donc il doit y avoir plein de super fruits exotiques bon marché ». Certes, et il fait parfois 25°C en hiver (comme aujourd’hui), mais c’est un peu plus compliqué que ça.
En réalité, quand on rentre dans un supermarché, on voit que beaucoup de fruits sont relativement chers (autant voir plus qu’en Europe, alors que manger au restaurant coûte beaucoup moins) et importés. C’est à ce moment qu’on réalise que Taïwan est une île de 23 millions d’habitants à peine plus grande que la Bretagne et presque aussi montagneuse que les Alpes.
Le meilleur plan, c’est donc d’aller au marché. De jour, le marché de nuit de Shilin se transforme en marché normal et on y trouve une grande variété de végétaux. Bien sûr, il y a des espèces qui ne se voient pas souvent en Europe, mais il y en a aussi des plus familières, à un détail de taille près. Des clémentines et des citrons gros comme des oranges, des oranges petites comme des clémentines, des avocats gros comme des ananas (par contre les ananas sont normaux).



Parmi les fruits exotiques, on trouve des fruits de la passion – là encore, en plus des habituels petits fruits marrons tachetés, il y en a de plus gros, soit tirant vers le rose pâle, soit carrément entre jaune et vert, et au goût plus sucré, ce qui en fait donc des fruits parfaits [pour lesquels j’ai développé une légère obsession]. Il y a aussi des fruits du dragon à la peau magenta, des kakis et papayes, qui sont orange vifs, et des attiers, aussi appelés pomme-cannelles. C’est un fruit vert à la peau épaisse et écaillée, gros comme un pamplemousse. Sa chair est blanche, tendre et crémeuse, sucrée et assez parfumée. Mais un seul fruit contient des dizaines de pépins noirs gros comme des haricots rouges. Il y a aussi un autre fruit vert, légèrement plus petit et bien moins remarquable – probablement de la goyave.






Les légumes sont moins spectaculaires : pomme de terre, oignon, ail… et des aubergines longues comme des serpents. Quant à la viande les étals ressemblent à ceux d’une boucherie en France avec une plus grande place donnée aux abats, aux os et à la peau.
